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Affaire SAMU 79 : toujours avoir les deux versions avant d'accuser

28/04/2015
Action CATSUF
Bulletins et actions CATSUF

S’il y a bien une chose que la vie nous apprend c’est de ne jamais juger les personnes sans avoir eu les tenants et les aboutissants.

Comme vous en avez certainement entendu parler dans la nuit du 12 au 13 avril 2015 Éric Martin fais appeler les secours car il est en grande difficulté respiratoire. (voir article)

Le SAMU 79 de Niort est contacté.

Il ne nous appartient pas de juger ce qui a pu se passer dans le cadre des appels au SAMU, une enquête interne au CH de Niort a été ouverte plus un dépôt de plainte au pénal.

En revanche, là ou la situation nous force à intervenir immédiatement, c’est lorsque l’on peut lire notamment dans les lignes de la Nouvelle république ou bien lorsque l’on peut entendre au JT de France 2 il y une heure environ.

1 - Que les ambulanciers ont mis 30 minutes pour arriver

2 - Qu’ils ne savaient pas se servir de l’oxygène

3 - Que le patient, à cause de négligences, aurait été privé d’oxygène. (Bouteille vide à bord)

Nous ne pouvions laisser faire proférer de tels arguments sans réagir.

Le CATSUF n’est pas implanté dans le 79 et c’est donc de toute urgence, notre délégation du 85, géographiquement la plus proche qui s’est rapproché du SAMU 79, de l’ATSU 79 et de l’entreprise ciblée.

Le SAMU 79 ayant ouvert une enquête interne, n’a pas souhaité s’exprimer pour le moment, tout comme le président de l’ATSU 79 qui explique bien que ce drame doit avoir un éclaircissement, l’ensemble des intervenants présentant.
leurs sincères condoléances à la famille.

L’entreprise de transport incriminée, quant à elle, ne se dit absolument pas inquiète sur le plan réglementaire, en effet l’ASSU de garde est équipé du système THELYS, il est impossible de mystifier les délais d’intervention qui sont d’après le directeur inférieur, à 15 minutes dans le cas présent et non 30 minutes comme cité dans la presse.

Dans un second temps, il faut absolument (ce que la presse ne fait pas) se pencher sur le côté émotionnel et dramatique de la situation, ainsi que du ressenti des proches en pareilles circonstances.

Arrivé sur les lieux, l’équipage constatant la détresse vitale a immédiatement placé le patient à 15 l au masque haute concentration, et procédé à un bilan flash qui a fait déclencher le SMUR.

Dans l’attente et à ce débit, la bouteille d’1 m3 s’est effectivement vidée rapidement, c’est donc logiquement que les ambulanciers se sont concertés entre eux en s’indiquant qu’il était nécessaire en vue d’une potentielle réanimation, de rapprocher la bouteille de 5 m3 se trouvant alors dans l’ASSU.

Cette scène combinée à la panique totale des proches a pu, d’après le directeur être assimilé à un moment de négligence ou d’incompétence des ambulanciers, cela est parfaitement concevable.

Le patient n’a jamais manqué d’oxygène à aucun moment, et il est déplorable que la presse diffuse ces informations sans avoir entendu l’autre partie.

Une fois encore, notre corporation est malmenée sans que personne ne cherche à comprendre, gageons que la justice saura éclaircir tout cela dans le respect mutuel de la victime, mais également de nos confrères qui, déjà endoloris d’avoir perdu un patient qu’ils transportaient deux fois par semaine, se retrouvent traînés dans la boue par la presse.

Un grand bravo pour la réactivité du CATSUD 85, l’ATSU 79 et le directeur de l’ETS sont également rassurés de ne pas être seuls à affronter cette difficulté.

Nous adressons bien évidemment nos condoléances à la famille pour ce tragique moment

Emmanuel Piquet-Pellorce
Président du CATSUF